Voici quelques photos du trajet retour
de notre adventure trip
Un palais en construction
Un temple en l’honneur de Ganesh, le
dieu à la tête d’éléphant
Ensuite la journée du dimanche s’est
résumé à une séance shopping, il me faut un pantalon pour aller à mon entretient pour EADS, et le meilleur magasin que nous ayons trouvé avec Pierre, c’est Celio, et oui une marque
française en Inde. Les prix sont assez similaires mais avec les 50% de
réduction, c’était très intéressant. J’ai trouvé un pantalon noir parfait pour
aller avec une chemise et un tee-shirt en lin, à la mode indienne, parfait pour
les température actuelles et surtout pour se fondre un peu dans la paysage.
Petit repas à midi, super bon et très
abordable, avec du yellow rice, deux chiken Tikka, Chiken butter, nan, Chiken
kebab, une salade avec crème fraiche et oignon, une purée de poids, concombre,
courgette et oignons et un petit apple juce frais.
En Inde, à la fin du repas, les
serveurs apportent cette petite coupelle où se trouvent de petites graines et
des cures dents. Ces graines servent à la fin du repas à donner l’haleine
fraiche et aident à mieux digérer. Les blanches ont un gout d’anis et les
vertes un gout de menthe. Le cure-dent sert juste après car ces graines se
transforment en patte et se coincent entre les dents.
Pause déjeuné avec un repas indien,
après toute cette activité, ce repas passe beaucoup mieux, et il est très bon,
mais le meilleur truc c’est le chai (un thé au épice avec du lait), j’adore ça !!!
Pourtant je n’ai jamais aimé le thé mais là ils ont réussi à me faire changer d’avis !
Pour cette après-midi tyrolienne. Ce
stage nous permet de nous familiariser à ce que nous pourrions trouver pendant
un trek en montagne. Bien sûr nous avons décidé de la remonter au lieu de la descendre
et de se chronométré, histoire de se lancer un petit défi. De plus nous sommes
une attraction très intéressante pour les indiens vivants dans le village
voisin.
Le retour fut un moment incroyable et
intense. Nous étions que 3, resté à l’arrière et nous avons vu au loin des
aigles blanc, d’une envergure impressionnante. Ensuite nous sommes rentré dans
un village indien, typique à ce qu’on peut voir sur France 5 (et là j’ai compris
la phrase « Bangalore ce n’est pas l’Inde »). Des enfants jouent à l’entrée
du village avec un mélange de boue et de bouse de vache avec les mêmes règles
que la bataille de boules de neige. Une armée de 30 enfants a ensuite surgit
demandant de l’argent. Nous nous arrêtons dans une petite échoppe, pour acheter
des sodas et tous les enfants sont toujours autour de nous. Et ne voulant pas
leur donner d’argent parce que s’ils étaient là, c’est parce que leurs parents
leur avaient demandé nous commençons à leur taper dans les mains pour jouer
avec eux. Et pendant 15 minutes nous avons joué, sans nous comprendre car nos langages
sont très différents mais pendant ce moment nous étions en communion, et ils
étaient heureux. C’était très intense et surtout on comprend la chance qu’on a
d’être né en France !
A notre retour, Shridar Murthy, le
directeur de la NSB, était présent et nous faisons quelques jeux, pour
comprendre les problèmes d’un travail d’équipe, comme la communication, donner
les bonnes informations, les partager (genre de chose qu’on a vu une centaine
de fois et c’est toujours les même exercices donc très facile à finir). Ce moment
a été plutôt une mise en spectacle du directeur de la NSB plutôt qu’un partage.
Ensuite petit repas. Nous avons fini cette journée par une marche dans la forêt
de nuit, où nous avons croisés des lucioles et nous nous sommes arrêté 30
minutes sur une roche, avec le ciel remplit d’étoiles et nous avons médité sur
nos vies en contemplant ce ciel magnifique.
Juste avant de dormir petite discussion
autour du feu, où notre moniteur à fait une démonstration de bolas et une bonne
nuit avec Pierre dans la tente.
Lendemain plus tranquille, avec une
petite balade et il est l’heure de rentré à l’hôtel.
Nous rentrons pour prendre le bus et
aller le long d’un lac. Nous sommes divisés en deux équipes et nous devons
construire un radeau avec six chambres à air, du bambou et du fil. AU bout de
30 minutes les radeaux sont prêt et direction l’eau pour les tester. Le
moniteur ne veut pas comprendre que je sais nager et veux absolument que je
porte son gilet de sauvetage qui me gêne plus qu’autre chose au bout de trois
secondes tous les gilets étaient au milieu des radeaux pour permettre . Bien évidemment
cet exercice s’est transformé en bataille naval sans aucune règle. Il faut
savoir que très peu d’indiens savent nager, Neetu et Nandini (deux amies
indiennes) hurlait de peur de se mettre à l’eau.
Ensuite petite marche de 10 minutes et
nous voilà rendu au spot de rappel. Petite initiation au rappel sur 20 mètres,
bien sympa, mais assez tranquille il faut le dire.
Ce matin réveil à 6h pour partir à
6h30 de l’hôtel, direction le bush indien, pour un week-end d’aventure. Le sac
est prêt l’IPod allumé, le casque sur les oreilles et on attend le bus qui bien
sûr arrive à 7h30.
Une fois monté, bien installé, je continue ma nuit, et nous
arrivons 1h30 après, dans la campagne indienne, et la première chose qui nous
frappe c’est la beauté du paysage et surtout le silence, pas de moteurs, pas de
klaxon, seulement le vent et les arbres, cette sensations est indescriptible
mais tellement bonne.
Direction un petit bâtiment ou nous
sommes convié à un petit déjeuner, il va nous falloir des forces pour ce trip.
Nous avons le choix entre le petit déjeuner indien, et du pain avec du beurre
salé et une confiture gélatineuse au gout chimique. Je vous avoue que la nourriture
épicée de bon matin j’ai encore du mal, la photo parle d’elle-même, mais le meilleur truc c’est le chai (un thé au épice avec du lait), j’adore ça !!!
Pourtant je n’ai jamais aimé le thé mais là ils ont réussi à me faire changer d’avis !
Ce matin rendez-vous au police office
pour s’enregistrer. En Inde si l’on reste plus de 180 jour sur le territoire il
faut s’enregistrer, Pour effectuer cette action nous avons besoin de 2 photos d’identités,
un lettre certifiant que nous sommes bien à la NSB Bangalore, une lettre
donnant notre adresse, une lettre certifiant, sous l’honneur, que toutes les
informations que nous donnons sont justes et bien sur un papier où il faut
remplir toutes les cases. Et là la blague commence, le choix pour la couleur
des yeux est : noir, bleu, noisette, et une case autre (pour la
couleur verte), pour la couleur des cheveux : noir, blanc, marron, roux(la teinture roux est très fashion en Inde, et les blonds cochent autre). Sinon toutes les autres informations correspondent à notre passeport, type
nom, prénom, numéro de visa.
Nous avions rendez-vous à 8h30 donc le
bus arrive (à l’heure indienne) à 9h et direction le police office. Avant de
rentrer on doit dire pourquoi on vient, et signer un cahier, ensuite passage
sous le détecteur de métaux (bien sûr mon sac à dos a des armatures métalliques,
j’ai mon parapluie, un appareil photo), je bip et policier vérifie juste ce qui
a dans la poche principale mais j’aurais pu rentrer avec n’importe quoi. Et on
fait la queue pendant2h pour se trouver
devant deux indiens assis sur une table avec une agrafeuse et un tampon (le
tampon est un signe de pouvoir en Inde, vous verrez), ils vérifient que notre
dossier est complet et nous donne un numéro, sauf qu’ils ne sont pas vraiment pressé
et discute avec des collègues et pour un dossier cette opération prend 10
minutes alors qu’elle aurait pu durer 1 minute. J’ai le numéro 69 (ca me
poursuit ce numéro !!!) et on attend encore 1h30 en croisant un rat, qui
passait par là, trouvant son repas dans ces tas de détritus laissé par les Indiens
(comme partout en Inde, du moins ou je suis allé). C’est partir je rentre dans
l’office et je rencontre le premier indien, qui vérifie que mon dossier est
complet (au cas où un rat aurait mangé mon dossier !!!^^), souligne les
informations importantes et met son tampon !! Ensuite je rentre dans un
petit bureau de 2m² où une femme vérifie que mon dossier est complet, souligne
d’autres informations sur mes document et met son tampon et me donne un
numéro de comptoir ! J’attends 5 minutes que le comptoir 4 se libère et je
regarde ce qui se passe autour de moi. Cinq femmes travaillent au niveau des comptoirs,
et ensuite derrière elles, se trouvent cinq rangées de bureau ou des hommes travaillent
sur des dossiers papiers ou plutôt travaillent sur leur téléphones. Autour de
moi se trouve plusieurs armoires, sur lesquelles quelques 50 dossiers reposent
dessus avec un équilibre incertain. J’imagine le temps qu’il leur faut pour
retrouver le bon dossier. J’arrive enfin devant la femme du guichet numéro 4
qui vérifie que mon dossier est complet met son tampon et me dit de regarder la
webcam, j’imaginais que c’était une mesure de sécurité. Après avoir tout vérifié
elle me demande de repasser entre 16h30 et 17h00 pour récupérer un document.
Petite après-midi shopping, il me faut
des chaussures et des pantalons que je puisse abîmer pendant notre adventure
trip du week-end. Une fois tout ça trouvé, direction le police office en
rickshaw pour récupérer mon papier (ça m’a encore prit une bonne heure) et je
me rends compte que ce papier photocopié, donne les informations que j’ai fourni
plus une photo, pas celles que j’ai données mais une prise par la webcam sûr laquelle
j’ai ma casquette, donc tout à fait inutile.
Merci la bureaucratie Indienne. Pour
information on n’estime que l’Inde perd 1 à 2 points de croissance par an à
cause de leur bureaucratie.
Quelques photos de Bangalore prisent
le long du trajet de notre bus
Aujourd’hui un autre cours, celui-là
sur l’histoire économique de l’Inde. Très intéressant et surprenant parce qu’on
comprend vraiment qu’ils ne sont qu’au début et qu’il leur reste encore une
grande marge de progression.
Ensuite après-midi photocopie et photo
d’identité. La photocopie est à Rs 1 et
les photos d’identités Rs. 60 (1¤) les 16 mais elles sont inutilisables pour
les passeports, on a le droit de sourire dessus ! Dans certain
laboratoire, il faut 3h pour développer les photos et nous pensions bêtement qu’ils
passaient 3h dans leur laboratoire, avec la lumière rouge, développant les
clichés argentiques mais pas du tout. Ils sont tout comme nous à l’air du
numérique (je me demande comment nous avons pu en douter !) et si ils
passent 3h c’est pour corriger les imperfections, comme un grain de beauté pour
Matthieu, et ils ne conçoivent pas qu’on puisse avoir les yeux vert ou bleu,
ils pensent que j’ai des lentilles et ce n’est pas évident de leur expliquer
que c’est ma vrai couleur de yeux.
Pour finir cette journée, petite
soirée tranquille avec les potes en écoutant de la musique et en discutant de
ce pays si étrange pour nous occidentaux.
De retour à la NSB, premier cours
où le professeur nous parle de la matrice BCG, mais nous l’avons déjà vu 100
fois et il essaye de nous faire croire que cet outil est parfait. Je me permets
de le critiquer, de lui dire que cette matrice est utile mais qu’elle a
beaucoup de limite. Au final on a rien apprit et surtout compris que les
professeurs indien était vénéré par leur étudiant et que jamais les élèves les
contredisait ou les critiquais. Avec nous ils ne vont pas comprendre ce qui se
passe, parce que nous sommes très critiques sur ce que disent les professeurs.
L’après-midi nous avions une réunion
pour nous présenter les différents thèmes de notre business Project. Nous avons
dû classer 12 choix, où nous avions seulement l’intitulé du sujet, mais pas les
noms des entreprises. Ensuite soirée tranquille avec les potes et au lit.
Les cours commencent à 9h30 donc
départ de l’hôtel 8h50, mais on a encore oublié qu’on est en Inde. One ne
trouve pas des trottoirs partout, et surtout ils ne sont pas plats, de plus il
faut traverser de grands axes et les piétons sont tout sauf prioritaire que les
feux soit rouge ou vert. Donc chaque trajet peut devenir une mission et prendre
beaucoup plus de temps que prévu.
Nous sommes bien arrivés devant
l’école, c’est un building de 6 étages construit à l’indienne, c'est-à-dire que
la façade avant envoie de la poudre aux yeux, mais les trois autres font pas
finies !!!! L’intérieur est sympa, mais les classes ressemblent à celle de
mon collège.
Première intervention de Shridar
Murthy, le directeur de la National School of Business de Bangalore (NSB).
Grand show à l’américaine, et je viens de comprendre pourquoi nos collègues
indiens vendent du rêve pendant leur présentation !
Sinon journée tranquille, un
petit repas dans un restaurant indien, où l’on mange souvent dehors parce qu’il
est bondé!
J’ai décidé de me reposer hier et aujourd’hui, après 10h d’avion
et deux bonnes journées de marche et de découverte, la fatigue commence se faire
sentir, et les nuits sont assez bruyantes. Par exemple la nuit dernière des
ouvriers ont commencé à couper des tuyaux métalliques à la scie circulaire, ou
la nuit d’avant il pleuvait, de l’eau tombais une gouttière, et l’eau frappais
le sol toute la nuit. Je pense que le toit doit se remplir d’eau et elle s’écoule
doucement par un petit trou qui donne sur la cours de ma fenêtre. Je tiens a
précisé que la gouttière a encore coulé pendant 4h après que la pluie se soit arrêté.
L’isolation phonique de ma fenêtre est comparable à une feuille de papier.
Demain on attaque les cours, l’école est à 20 minutes à
pied, on va découvrir le bâtiment, à quoi ressemble nos cours avec notre
emplois du temps.
Sinon vous trouverez quelques photos de ma chambre,
Nous avions décidé de partir à 11h mais le temps que tout le
monde se prépare il était à peine 13h et c’est repartit pour un tour de
rickshaw, pour moi ça ressemble à un tour de manège mais bientôt j’espère l’utiliser
comme un moyen de transport classique. Nous prenons la direction du centre-ville
et voici un aperçu (je tiens à m’excuser pour le son, j’avais oublié que le
micro se coupe lorsque je zoom).
Une fois arrivé nous décidons de trouver un restaurent
indien pour goutter la nourriture indienne, si souvent conseillée, et pour
commencer l’acclimatation de nos papilles gustatives et de nos estomacs. Nous
demandons au hasard à un indiens un restaurant et il nous conseil le Bheemas situé au 31 Church
street. En arrivant devant, une odeur très particulière et très agréable s’échappe
des cuisines, la décoration est un mélange d’inde et d’Angleterre colonial. On
s’installe sur une table après 10 minutes d’attente et on nous apporte des plateaux
métalliques dans lequel repose une feuille de banane. En regardant la table
voisine, j’ai compris que l’on mangeait dedans et avec les doigts, et tout
particulièrement la main droite. On nous apporte aussi la carte où tous les noms
ne me disent rien, a par le mot « chiken ». J’opte pour un chiken tikka,
avec des nan et du riz. Apres 30 minutes d’attente nos plats arrivent, et j’ai
des bouts de poulet sans os orange (Ils sont mariné dans des épices et dans su
yaourt) avec une salade composée de céleri, carotte, radis et du riz blanc. Le
nan est la base de l’alimentation, c’est une galette que l’on coupe pour
prendre le riz ou le poulet pour le manger. On en trouve nature, au beurre, au
fromage et à l’ail. Première bouché du poulet avec quelques appréhension et c’est
délicieux mais vraiment épicé et surtout c’est très copieux. Finalement ce
repas nous es revenu à Rs 250, ce qui est très raisonnable.
Deuxième étape, trouver le centre d’information pour les
touristes après avoir tourné trois fois à droite nous nous sommes retrouvé
devant le Bheemas et le centre était juste en face, mais au fond d’un immeuble
et il est impossible à trouver sans demander à un Indien. Après avoir récupéré
quelques plans et brochure nous partons pour trouver le commissariat central
pour pouvoir s’enregistrer. Après avoir marché trois heures, demandé à 20
personnes différentes, nous le trouvons enfinet nous allons chercher les papiers à remplir et les pièces à apporter.
Sauf qu’il était 5h déjà et les fonctionnaires indiens sont des glandeurs mais
à l’heure de la fermeture vous n’imaginez pas, il comprend que ce qu’il veut et
répond à côté de nos question ou en disant toujours oui. En lisant les pièces à
apporter, nous nous sommes rendu compte qu’il est impossible de s’enregistrer
sans notre école Indienne !!
Retour dans la centre en rickshaw, et en marchant nous
tombons sur une procession religieuse, des hommes vêtus de jaune sortait de
grandes couronnes du petit temple (4m²), les posais sur leur tête et dansais au
rythme des percussions, c’était très émouvant et entrainant. C’est cela l’Inde,
toujours vivant et à chaque coin de rue une surprise vous attend. Petit café,
on achète des sandales en cuir/plastique(les meilleurs chaussures pour la
mousson, et tous les Indiens en portent, et ce n’est pas par hasard) et nous
rentrons encore en rickshaw, de nuit c’est encore autre chose !!
Aujourd’hui nous avons été confronté à la misère et à l’exclusion,
en marchant une femme était au sol entre son chariot et le trottoir et tremblais
comme une feuille, et la dans sa tête c’est je fais quoi ? Dans le rickshaw
une femme avec un bébé mendiait en m’expliquant avec des gestes qu’elle en
avait besoin pour nourrir son bébé, plus loin une fillette de 8 ans en béquille
demande elle aussi de l’argent à Matthieu, mon pote qui était avec moi dans le
rickshaw. A ce moment précis on n’ose pas la regarder mais notre regard est
obligatoirement attiré dans les yeux verts de cette fillette, on n’ose plus parler,
on a envie de donner mais beaucoup d’enfants sont exploités, et l’argent qu’ils
récoltent finance des réseaux tenu par des adultes. Que faire, je vous laisse
méditer !
Après ce voyage en avion et ses premières émotions en taxi
je dors jusqu’à 13h30.
Ah oui ma chambre ! Je suis dans une chambre simple,
avec un lit double qui a l’air correcte suivant les critères français, qui sont
disons le, bien assez différent des critères Indiens. Le nom de l’hôtel est
Kingstone Palace (palace est seulement un mot, pas une vérité). J’ai une salle
de bain personnelle avec une douche (sans pommeau de douche) un lavabo et des toilettes
(le papier toilette n’est pas fourni, mais juste à côté se trouve un petit
pommeau de douche que j’ai cru utile pour se laver les pieds, finalement il
peut avoir cette fonction mais ce n’est pas à cela qu’il est destiné, je vous
laisse deviner). Dans cette chambre il me manque seulement un frigo et un
pommeau de douche (la massothérapie c’est sympa une fois mais pas pendant
quatre mois !) et je ne manquerais pas de le signaler. Sinon c’est
confortable.
Donc en me réveillant et après avoir pris une douche et fait
une massothérapie, je sors et je croise un ami, Pierre, qui vient d’arriver. On
discute et on se motive pour marcher un peu dans les alentours pour savoir quel
type de magasin se trouve autour de l’hôtel. Le problème c’est que c’est la
mousson et qu’il pleut (et la mousson ce n’est pas de la bruine, quand il
pleut, il pleut vraiment). Par chance juste en face de l’hôtel se trouve un
magasin où l’on a pu acheter un parapluie Rs. 249 (élément que je pensais
indispensable, mais vous comprendrez plus loin pourquoi il ne l’est pas), et on
bouge avec Aurore et Julia pour trouver un endroit où manger. Nous trouvons un
KFC dans lequel on a pu déguster du poulet en burger et en Wing avec un Pepsi.
Il pleuvait encore et on s’est dit qu’il fallait attendre un peu et attendre
que la pluie s’arrête ou du moins diminue, cependant elle a forcit (je viens de
comprendre ce que voulais vraiment dire mousson et que ce n’est pas la pluie
françaises). Nous décidons quand même de bouger avec un parapluie pour deux et
au bout de 3 minutes je ne suis pas mouillé je suis trempé, chaussure, chaussette,
tee-shirt, pantalon, sac à dos et ma casquette goutait! Nous parvenons enfin à
l’hôtel après avoir traversé des rue où les caniveau se sont transformés en
cours d’eau, après avoir évité une partit des flaques d’eau qui se crée dans
les trous des trottoirs, en évitant de glissé sur la boue qui est répartit sur
les trottoirs ou les rue et en ne se faisant pas écraser par les voitures, bus,
motos ou rickshaws ( c’est à ce moment-là que j’ai compris que le parapluie
était un accessoire bien dérisoire face à cette pluie).
Ensuite, avec Pierre nous avons décidé de bouger dans le centre-ville.
En Inde le meilleur moyen de transport en ville c’est le rickshaw. Pour
simplifier les choses c’est une moto avec deux roues à l’arrière et avec une
coque dessus. La rue centrale est MG road (Mahatma Gandhi Road). Nous décidons
de prendre un rickshaw et nous demandons le prix et il nous propose RS 200. Il faut
savoir que le gouvernement Indien a décrété que la course minimale était de Rs
14 et que le kilomètre coute Rs 9, de plus il y a un compteur dans chaque
véhicule. Puisque nous sommes des touristes, nous sommes des pigeons et après
négociation nous arrivons à lui dire d’utiliser le compteur plus Rs 20 extra,
parce que nous sommes des Européens. Le rickshaw c’est un truc à faire, il n’y
a aucune protection, pas de portière et on circule au milieu d’un trafic ultra
dense au niveau des pots d’échappement des camions. Ce trajet a été assez
stressant mais on se rend compte qu’ils savent ce qu’ils font et que finalement
le risque d’accident est faible, puisque qu’ils roulent à faible allure. Une
fois arrivé dans le centre-ville c’est un mélange de magasins à l’européenne au
milieu de bâtiments ultra modernes ou délabrés avec des vendeurs de fausses
montres dans les rues, qui arrive à nous demander 5 fois si nous en voulons
pendant 3 mètres même si on répond non. Nous avons acheté une carte de la
ville, le Lonely planet de l’Inde et nous avons marché. Nous avons finalement opté
pour rentrer dans un mall (gros centre commercial qui ressemble aux galeries Lafayette)
pour prendre un café et discuté d’où aller. J’ai pris un black coffee (café
noir et demander sans sucre parce que pour eux c’est aberrant) et nous décidons
de trouver le Hard Rock Café (oui je sais ce n’est pas très indien). Nous nous
lançons, et nous avons tourné pendant 1h30 sous la pluie (et là j’ai définitivement
compris que le parapluie « tait inutile parce qu’à force ca protège plus
rien) en demandant à plusieurs personnes notre chemin (à noter, les indiens
sont des gens très amicaux et serviable et lorsque que vous demandé votre
chemin, il faut interroger plusieurs personnes pour croiser les informations).
Finalement, à deux doigts d’abandonner nos recherches nous demandons une
dernière fois dans un hôtel luxueux qui nous donne la location exacte. Nous l’avons
trouvé, mais c’est plus une boite de nuit qu’un bar restaurant et il y a une
queue de 40 personnes devant pour rentrer. Nous décidons alors de rentré au
passage nous achetons des bières. Le vendeur voulais nous les vendre Rs 80 mais
le prix affiché sur la bouteille est de Rs 71, et il a compris qu’on
connaissait le truc donc nous avons payé Rs 71.
Le retour se fit en rickshaw pour le même prix et juste
avant nous avons acheté des chiken rolls dans une échoppe de 2m² (je vais voir
ce que vas dire mon estomac cette nuit) que nous avons mangé pendant le trajet.
Une fois arrivé à l’hôtel, on se change (pour la deuxième fois puisque que nos
affaires sont trempées) et nous nous installons dans les parties communes avec
les autres français pour discuter de nos première impression de l’Inde autour d'une bière.
Après avoir décollé de Lyon Saint-Exupéry avec une escale à Paris
Charles de Gaule je suis arrivé à Bangalore à 00H15 heure indienne.
Le contrôle de douane a été très sommaire, j'ai juste donné un papier
certifiant que je n'avais rien à déclarer et me voilà sortit, la température
est de 20°C et il ne pleut pas. Il faut savoir que j'arrive en pleine saison de
la mousson!
Tout de suite les taxis Indiens vous sautent dessus pour savoir si vous avez
besoin de leurs services ("Taxi sir?, Cab sir?") et même si vous avez
dit non à son collègue deux mètres avant il demandera quand même!! Je devais
patienter, Naciba, une amie, arriva 2h après mois. L'école était censé nous
envoyer un véhicule pour nous récupérer et nous emmener à l'hôtel dans lequel
nous allons loger pendant 4 mois. Le problème est qu'après une heure d'attente
toujours personne pour venir nous récupérer, nous décidons alors de prendre un
taxi pour le rejoindre par nos propres moyens. Pour 800 roupies n'importe quel
taxi nous y emmène en 45 minutes, les prix sont fixé par l'état donc pas
possible de se faire avoir, sauf si l'on ne demande pas la carte des prix! Pour
chaque cartier de Bangalore il y a un prix qui varie entre 400 et 1000 roupies
suivant la distance.
Le conducteur charge le sac de Naciba dans le coffre de sa voiture (de son
pot de yaourt plutôt), mon sac sur le siège passager avant situé à droite (les
Indiens roulent comme nos voisins anglais, à gauche) et nous montons à
l'arrière. Réflexe de Français nous attrapons la ceinture et cherchons
l'encoche pour pouvoir l'attacher : il n'y en a pas! Et nous voilà partit pour
une course de taxi ou le klaxon et les appels de phares servent tous autant que
les clignotants, où les panneaux de limitations de vitesse sont simplement là
pour la décoration des routes tout comme les feux tricolores. La priorité est à
celui qui force le plus et se joue entre le plus gros et le plus rapide. Les autoroutes
sont ponctuées de passages piétons où il faut être suicidaire pour vouloir
traverser, de piétons qui marchent sur le côté et où il est possible de faire demi-tour.
Finalement j'ai tenu la poignée pendant 45 minutes et après avoir demandé 5
fois son chemin nous arrivons enfin à l'hôtel, où il est l'heure pour moi de
dormir un peu pour récupérer de toutes ces émotions.